dimanche 19 mai 2013

samedi 18 mai 2013

NOUVEAU MAGAZINE B2 #8 / SUMMER




LE NOUVEAU MAGAZINE B2 #8 / SUMMER 2013 est enfin dispo.

400 pages de MODE ART CULTURE MUSIQUE CINÉMA DÉCORATION VOYAGE CUISINE...

AVEC DES INTERVIEWS ET REPORTAGES EXCLUSIFS...




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MERCI, en espérant que vous adorerez ce nouveau numéro que nous avons fait (LA TEAM B2) avec tous notre cœur.

DOUX ÉTÉ 

xx

OLIVIER

mardi 14 mai 2013

MODE//LITTLE BACON : Petit Cochon deviendra grand




Les vêtements peuvent être de véritables madeleines de Proust. Certaines pièces nous marquent et sont comme les témoins d’époques révolues et chéries. Laquelle d’entre nous ne se souvient pas de cette petite robe dont elle était si fière et qu’elle ne voulait plus quitter, même pour aller jouer dans l’herbe ? Ou plus tard, de ce short en jean déchiré qui aura fait tout l’été et dont en témoigneront les poches pleines de sable?

C’est exactement ce genre de souvenirs qu’évoquent les vêtements de la nouvelle collection  Little Bacon, la marque fraîchement crée par la jeune Stéfany Lardeau.
Partie de presque rien, Stéfany est aujourd’hui une auto-entrepreneuse accomplie. Avec peu de moyens mais beaucoup d’enthousiasme et surtout des idées plein la tête, elle crée Little Bacon en 2010. C’est en vendant ses créations sur les marchés du Cap Ferret qu’elle obtient ses premières clientes et avec elle, ses premiers succès. Plus tard, elle se lance et ouvre sa boutique, le Bacon Shop, dans la magique rue Fondaudège, véritable caverne d’Ali Baba au cœur du vieux Bordeaux.


Plus qu’une marque, Little Bacon est une invitation au voyage. Dans l’atmosphère douce et chaleureuse de sa boutique, c’est un véritable florilège de couleurs, de formes et de matières d’ailleurs qui nous accueillent, comme pour nous faire oublier un instant la grisaille bordelaise. Des petites vestes en lin, des tee-shirts aux couleurs ocres, des jupes à motifs géométriques… les pièces Little Bacon sentent bon les randonnées dans les Andes et les plages du Mexique.

Son inspiration, Stéfany la trouve dans ses voyages, surtout celui au Pérou dont elle est revenue très marquée. On comprend alors mieux les influences ethniques dont regorgent ses silhouettes. Grâce à un choix de matières et de couleurs bien à elle, la jeune créatrice a su retranscrire toute la culture et la spiritualité des pays qu’elle a visités dans son travail.  La nature en général semble être une source d’inspiration inépuisable pour elle, une nature dont elle se veut avant tout protectrice puisqu’elle a su allier chic et écologie dans toutes ses pièces.

Dans la nouvelle collection printemps/été 2013 en série limitée, baptisée « Summerstone », c’est sur un jaune canari insolent et malicieux qu’a misé Stéfany, ensoleillant de cette couleur audacieuse des matières plus sage comme le lin et le coton. Les vêtements, aux lignes épurées et un brin sportswear, semblent confortables, dessinés pour une femme active et naturelle. Une femme qui n’a pas peur de bouger et d’être elle-même, à l’image de la styliste.



C’est d’ailleurs ce caractère actif qui pousse Stéfany à aller toujours plus loin. Little Bacon dépassera bientôt les frontières de Bordeaux pour être commercialisée dans d’autres villes (à Marseille notamment) et une boutique en ligne dédiée à la marque sera lancée dans la foulée. Little Bacon semble donc bien partie pour devenir la révélation mode à venir. De quoi convaincre bien des modeuses, végétariennes incluses !


Article écrit par Laura Paulino


Rendez vous sur le site de MyMajorCompany pour aider la marque à organiser son premier défilé pour la collection Summerstone : http://www.mymajorcompany.com/projects/defile-de-mode

mercredi 1 mai 2013

INTERVIEW // Inside la DIRTY SOUTH FAMILY


Ils sont jeunes, ils sont talentueux et depuis plusieurs mois, ils font bouger le Sud Ouest au rythme de soirées déchainées...Le magazine B² vous présente la DIRTY SOUTH FAMILY ou DSF pour les intimes. Si le collectif ne vous est pas encore familier, je doute que vous n'ayez jamais entendu parler de ses membres, des DJ dont la renommée n'est plus à faire. Vous les avez sans aucun doute croisé aux platines des bars et soirées de la région qu'ils écument inlassablement.
Rencontre avec un groupe de potes qui n'a pas fini de vous faire danser!

Présentez vous et le concept de la Dirty South Family?
D'abord il n'y a aucun concept derrière la Dirty South Family. La D.S.F. c'est avant tout une bande de potes DJ, musiciens, graphistes, photographes et vidéastes qui ont décidés de se monter en collectif afin de mettre en commun leurs expériences pour organiser des événements afin de partager leurs passions tout en prenant du bon temps entre amis. Le partage, telle est la motivation première du groupe.
Nous avons commencé par organiser quelques soirées où nous partagions les platines lors des Casetas de Biarritz ou des Fêtes de Bayonne par exemple. Apres la réussite de ces évènements et les bons retours que nous avions du public quant à l'ambiance et la bonne humeur qui se dégageaient lors de ces soirées, nous avons décidé de structurer un peu plus la chose et d'organiser d'autres évènements en commun fort de l'expérience et du réseau de chacun des membres.
La première vraie DSF party a eu lieu pendant les fêtes de fin d'année 2012. C'est une période où tous nos amis, expatriés aux 4 coins de France et de l'Europe, reviennent dans la région. Comme la plupart n'ont pas l'occasion de nous écouter pendant l'année nous avons voulu organiser une soirée au cours de laquelle ils pourraient en profiter pour se retrouver et partager un bon moment tout en dansant aux sons des DJ qu'ils ne pouvaient pas voir au cours de l'année.
Apres le succès de cette soirée, le Kalostrape à Bayonne, où elle a eu lieu, nous a proposer de renouveler l'expérience. C'est alors que nous avons décidé de mettre en place un rendez vous mensuel. Puis l'Atabal, la salle de concert de Biarritz, nous a fait confiance et nous a proposé d'organiser une DSF party chez eux début février... qui fut une belle réussite.

Quelles sont les différences et spécificités de chacun des membres du collectif?
Nous sommes une bonne douzaine au sein du collectif, venant tous d'univers assez divers, c'est vous dire si les différences et les spécificités sont nombreuses mais nous avons tous en commun cet amour de la musique et de tout ce qui tourne plus ou moins autour.
A la base nous étions juste quelques DJ et musiciens issus de scènes diverses (hiphop, electro, drum n'bass, funk,...) puis nous avons décidé tout naturellement d'intégrer des graphistes, photographes et vidéastes au projet car nous connaissons l'importance de l'image et voulions proposer un plus lors de nos soirées (création des flyers, report photos et vidéo,... ).

Vous étiez tous DJ seuls avant de monter la DSF. Pourquoi avoir choisi de vous réunir?
Nous n'avons pas vraiment choisi de nous réunir, cela c'est fait un peu tout seul. Dans un premier temps nous avons constaté que nous jouions tous plus ou moins souvent dans les mêmes endroits et nous nous sommes dits pourquoi ne pas partager les bons plans et s'inviter à jouer les uns les autres...
Puis au fur et à mesure des collaborations et des échanges l'idée du collectif est venue tout naturellement.

Vous êtes tous originaires et basés dans le Sud Ouest?
Oui nous sommes tous basés dans le Sud Ouest et plus particulièrement au Pays Basque mais nous venons pour la plupart de différents coins de France (Nantes, Paris, Bourges, Pau, …).
Nous sommes tous tombés amoureux de cette belle région dans laquelle il fait bon vivre et s'épanouir. 

Vous avez déjà enflammé quelques soirées sur la côte basque face à un public souvent jugé exigeant. Comment ça s'est passé pour vous?
Ben pour le moment nous n'avons pas à nous plaindre, nos soirées ont étaient une réussite à chaque fois. Le public a répondu présent et les nombreux retours positifs que nous avons nous confortent dans notre démarche.
Nous essayons tant bien que mal de nous renouveler et d'apporter quelque chose de diffèrent quand nous le pouvons comme lors de la soirée « Paye ta Perruque » à l'occasion du carnaval ou encore la venue de la djette parisienne Soul K pour la prochaine DSF party qui aura lieu le 4 mai au Kalostrape et qui marquera la fin des mensuelles au sein de ce lieu pour cette année avant la soirée du 7 juin à l'Atabal qui viendra clôturer la saison.

Y a t il un endroit, une scène ou un festival auquel vous rêveriez d’être programmés?
Oh oui il y en a plein bien sur, nombreuses sont les scènes sur lesquelles nous aimerions nous produire. Mais nous essayons de ne pas nous enflammer et de structurer le collectif afin de poser des bases solides car nous savons que l'engouement que nous connaissons peut redescendre aussi vite qu'il est apparu.
Nous commençons à prospecter et nous sommes bien sur ouverts à toutes propositions...

Quelle serait votre collaboration idéale ?
Nous n'avons pas de collaboration idéale, nous marchons surtout à l'affect.
L'année prochaine le but est d'inviter des artistes que nous aimons et que nous avons envie de faire découvrir à notre public.

Quand vous n'êtes pas derrière les platines, quels sont vos spots de prédilection (sortie, shopping, resto) dans la région?
Il faut bien avouer que c'est un peu la misère au niveau spots de qualité pour sortir et faire la fête dans le coin. Rares sont les bars qui proposent une programmation musicale digne de ce nom et au niveau des clubs, n'en parlons pas c'est le désert total.
Niveau shopping ce n'est pas mieux, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Nous profitons souvent de nos déplacements pour faire notre shopping et comme pour tout le monde, internet est devenu notre spot de shopping de prédilection.
En ce qui concerne les restos par contre ce n'est pas ce qui manque dans le coin, nous sommes dans une région où la gastronomie est reine. Nous aimons diversifier les endroits où nous allons suivant nos envies, notre humeur...

Quels sont vos projets pour l'été et le reste de l'année?
Cet été notre envie première était de profiter de la venue massive de touristes et de l'ouverture de beaucoup d'endroits ne fonctionnant que pendant la saison estivale pour exporter la DSF hors du B.A.B. afin de faire connaitre le collectif.
Quelques endroits se sont rapprochés de nous afin d'organiser des DSF party comme l'Escargot à Seignosse, le Booboo'zzz à Biscarosse et d'autres qui sont encore en discussion.
En marge des soirées communes, les djs du collectif se produiront individuellement lors de nombreux événements estivaux.
Pour la rentrée de nombreuses choses sont en préparation avec notamment une grosse soirée en collaboration avec l'Atabal mais rien n'étant encore complètement bouclé, vous en serez informés en temps voulu.
Allez faire un tour sur la page Facebook ou sur le site de la DSF afin d'être tenu au courant des dates des différents évènements ou vous pourrez retrouver les membres de la famille.

En pour finir, deux mots en B?
Booty & Bass

Interview par AGATHE BOULOUS

Plus d'infos
www.facebook.com/dirtysouthfamily


vendredi 22 mars 2013

PROJET // Aller voir ailleurs si j’y suis

Anne Sellès est une jeune femme de 27 ans qui a pris la décision folle de tout quitter et de partir faire le tour du monde en solitaire. Lors de ce voyage, elle ira à la rencontre de français qui sont allés voir si l’herbe est vraiment plus verte ailleurs. Ils sont 2 millions aux quatre coins du monde à être partis pour diverses raisons. Elle va raconter l’histoire des quelques uns avec qui elle s’entretiendra pendant ses 10 mois de traversé du monde.

Les raisons de son départ ?
Ce projet qui lui trottait dans la tête depuis quelques temps mais aussi un phénomène de plus en plus commun qui est la crise de presque trentaines. Tous ces jeunes qui travaillent d’arracher pied dans des jobs qui fusionnent très vite avec leur vie et surtout un ras de bol du métro-boulot-dodo. Ajouter à ça une envie de réalisation et de ses dépasser tout en faisant quelques choses qui ont un sens et se retrouver, revenir à ses premiers amours qui, dans ce cas, sont la photographie et le voyage.

Comment se sent-elle à l’approche du départ en solo ?
« Il y a un peu d'appréhension, car je ne suis jamais partie loin toute seule. » Il faut dire que c’est une sacrée première expérience qu’elle s’apprête à démarrer. En dix mois, elle visitera quinze pays d’Amérique, Asie et Océanie en commençant par le Brésil et terminant en beauté par Hong Kong.

Mais pourquoi donc a-t-elle choisi de partir seule ?
« Je suis quelqu'un qui sait apprécier la solitude. J'ai sans doute l'envie de savoir ce que je suis capable de faire seule, loin de chez moi. Il y a quelque chose de très égocentrique là-dedans, le besoin de se découvrir en quelque sorte. Après, je ne suis pas totalement l'aventurière que l'on imagine. » En effet, elle nous a révélé qu’elle serait accompagné de son cousin pour la traverser de l’Amérique du Sud, région pas toujours très safe pour la gente féminine qui erre seule. Un moyen d’effectuer une transition en douceur, en plus « cela rassure mes parents, c'était important pour moi » nous a-t-elle confié.

Comment organise-t-on un voyage de cette ampleur ?
Budgets, matériels, vaccins, médicaments…Il parait difficile de voyager léger et pourtant il va falloir s’en tenir au strict minimum pour ces 10 mois de voyages. Elle explique toutes les étapes et ses démarches sur son blog.

Et les rencontres ? Comment ça se passera ? Les réseaux sociaux sont comme très souvent la clé, le point de départ, le théâtre des préparatifs. Appels lancés, déclanchements du bouche à oreille…Entre ses contacts directes, ceux qui sont venus vers elle et ceux qu’elle rencontrera sur place, nous doutons qu’elle ait des difficultés à trouver matière à reporter… Elle le dit très bien elle-même : « Le téléphone arabe a vraiment hyper bien fonctionné, la force des réseaux sociaux m'a réellement surprise ! Je compte aussi sur les rencontres au cours du voyage, je ne veux pas tout prévoir en avance. Il me semble important de laisser une place à l'imprévu, mes interviews n'en seront que plus spontanées ! »

Peut-elle quand même révéler en exclusivité pour nos lecteurs adorés quels types de personnages peupleront son expérience?
« J'ai déjà quelques rendez-vous de "fixés", mais je préfère ne pas trop en dire pour l'instant. Mon voyage durant 10 mois, certaines personnes pourraient très bien changer de plans/d'avis/de ville ou pays d'ici là… Tout ce que je peux dire, c'est qu'il y aura des gens partis pour leur travail, d'autres par amour, et d'autres encore juste pour "changer d'air". Certains depuis 6 mois, d'autres depuis 20 ans. Il y aura des jeunes et des moins jeunes. Ceux tombés amoureux d'un pays et qui y seront restés, et ceux qui auront attrapé le virus du voyage et qui auront déjà pas mal vagabondé…! »

Elle tiendra bien entendu un blog (http://allervoirailleurssijysuis.fr/) pour conter ses histoires, mais a-t-elle déjà tapé dans l’œil d’un autre vecteur médiatique ? Un magazine? Une télé? Sa propre chaine youtube?
Visiblement c’est en pourparler mais elle ne peut rien révéler pour le moment donc rendez vous sur le site internet pour tout savoir sur le projet, le programme. C’est également un excellent guide si vous aussi vous voulez vous échappez de votre train-train et partir à l’aventure ! A la rédaction nous sommes jaloux et envieux mais surtout ils nous tardent de lire ces premières péripéties.

Particulièrement touchée par sa démarche parce que je suis moi-même expatriée de l’autre côté de la manche, je ne peux que vous encouragez à soutenir son projet sur Kiss Kiss Bank Bank (link to http://www.kisskissbankbank.com/aller-voir-ailleurs-si-j-y-suis )

Bon voyage Anne
By AGATHE BOULOUS

En avant première sa vidéo sur les vidéos des français en France.

dimanche 17 mars 2013

CHOCLO PROJECT- Donner aux enfants péruviens la vie qu'ils méritent


Créer en 2009, CHOCLO est une marque qui ne ressemble à aucune autre. Par ses designs mais surtout par son essence, là où elle puise son inspiration. En effet, en plus de proposer des produits de très bonne qualité, CHOCLO a une portée humanitaire. Un pourcentage des ventes est reversé aux enfants défavorisés du Pérou dont les dessins inspirent les graphiques.

Le souhait de la marque est d'être plus proche des valeurs des jeunes occidentaux tout en aidant les enfants du Pérou. Ils souhaitent les sortir de la rue et leur donner de nouvelles perspectives d'avenir, leur faire prendre conscience qu'ils ont d'autres options. Ces enfants en voyant leurs dessins utilisés se sentent spéciaux et ressentent une forme d'accomplissement auquel ils n'auraient peut être jamais pu goûter. Les enfants sont l'inspiration et la vente des produits leur permet de rêver à de meilleurs demain, de grandir dans un environnement sécurisé. En effet, les fonds récoltés sont utilisés pour sponsoriser trois centres pour enfants abandonnés au Pérou, faciliter l'accès à l'éducation et soutenir le développement de l'imagination et  des talents artistiques des enfants qu'ils recueillent.


Son créateur, Roland Wimbrush, mi australien, mi péruvien, installé en France depuis 12 ans, a fait ses armes de designer chez Billabong, O'neill puis Oxbow. Ne se sentant plus en adéquation avec l'esprit de ces marques, il a tout quitté et a lancé cette aventure. Nous l'avons intérrogé sur son inspiration, l'accueil des enfants et ses projets.


Comment est né ce projet?
C'est en visitant un orphelinat de Lima, géré par un ami de la famille que le concept Choclo Project m'est venu. Après avoir était profondément touché par l'enthousiasme de ses enfants et ébahi par l'incroyable nombre de petits abandonnés ou vivant dans la rue, j'ai décidé de mettre à profit 10 ans d’expérience dans le design. J'ai construit ce projet qui en plus de produire des vêtements et accessoires de qualité, rend hommage aux gens de ce pays qui m'inspirent tant. J'ai trouvé les dessins de ces enfants si pures et puissants que j'ai décidé de les utiliser comme source d'inspiration pour nos graphiques. C'est ainsi que le projet est né.


Quel a été l'accueil des enfants?
Les enfants de Mundos de Ninos était très méfiant au début. C’était une drôle d’expérience d’arriver dans un centre qui ressemblait plus à une prison qu'à un centre de réhabilitation. Normalement nous devions rester y dormir mais nous nous sommes vite rendu compte que ce n’était pas une bonne idée. Il fallait séparer le projet de la vie quotidienne. Je pense que ce n’était pas une bonne idée de penser que nous pouvions vivre dans les mêmes conditions qu'eux. Ils ne sont pas stupide et ils savent que nous ne venons pas de la rue comme eux et que nos vies sont différentes. Pour revenir a la question, c’était très difficile pour nous, car ils ont du mal à faire confiance aux gens (ils ont déjà été déçus par beaucoup de personnes) mais aussi parce que ma copine, Lucie François et moi n’avons aucune formation en psychologie ou d'animateur. Nous avions jusqu'à 12 enfants à gérer seul tout en essayant de filmer et prendre des photos. Il y avait des enfants qui était très intéressées et des autres qui voulaient juste nous embêter. C’était souvent les plus âgés, 12-16 ans, qui nous posions des problèmes à cause de ce manque de confiance en nous. Ils était les plus costaud, les meilleur footballers et les plus rigolos mais ils n’était pas forcements les plus créatifs ! Une fois que nous avons réussi a leur montrer que la résultat n’avait pas d'importance et que leur créativité avait de la valeur, ils ont commencé à changer. Apres deux mois, cinq ateliers créatifs et plusieurs sessions de surfs ensemble, ils était ravis quand nous arrivions au centre, toujours coquins mais contents. Et ils commençait vraiment à aimer le dessin et la peinture. Leurs expériences étaient toutes différents et avaient une grosse influence sur leur comportement (drogue, abus sexuels, abus physique etc...). On a fait beaucoup d'efforts de ne pas oublier ça. Ils nous ont fait un pot de départ au tour d’un feu sur la plage et c’était super émouvant. Chaque enfant a dit ce qu'il pensait et nous aussi. C’était difficile de partir le lendemain. Le centre est en manque des fonds en ce moment et après avoir discuté avec eux notre but est de payer les frais d’école pendant un an pour chaque enfant avec la vente de la collection 2014, inspirée par leurs dessins.



Avez vous d'autres séjours prévu au Pérou?
Je suis maintenant à 100% sur ce projet donc je compte partir travailler avec les enfants au moins 1 fois par ans, peut être même 2 fois. J'y retourne dès cet été pour contrôler les prototypes et participer à de nouveaux projets créatifs avec les enfants. Ils nous manque énormément et nous discutons avec eux régulièrement sur Facebook (oui même eux ont Facebook !!!). Ils ont beaucoup de talent et ils ont progressé énormément et notre but est de nourrir cette créativité.

Pour en savoir plus et participer au projet, rendez vous sur le site de Choclo Project

Mural, with Mundo de Ninos from Choclo Project

Surfboard Art with Mundo de Ninos from Choclo Project